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13 / 05
2015
À l’approche de la retraite, Patrick Peres porte un regard toujours aussi passionné sur son métier. Pourtant, l’apiculteur du Pays de Châteaubriant n’a pas été épargné par l’hécatombe qui touche les colonies d’abeilles depuis le milieu des années 1990.

Patrick Peres transmet son savoir au lycée de Châteaubriant et dans plusieurs écoles d’agriculture de la région. "L’intérêt pour les abeilles est grandissant", entame Patrick Peres, apiculteur professionnel à Villepôt. "Il y a 30 ans, nous étions un peu négligés ; aujourd’hui, les gens se sont rendu compte de l’importance de l’abeille dans l’environnement."

Installé en apiculture biologique, Patrick Peres possède quelque 400 ruches qu’il place principalement dans les environs de Châteaubriant. Jusqu’au milieu de la décennie 1990, la mortalité s’établissait entre 4 et 5 % des colonies par an. Aujourd’hui, les pertes sont abyssales : "Elles peuvent facilement atteindre 30, 40, 50 %, parfois même plus. Certains collègues ont perdu jusqu’à 90 % de leurs colonies". Selon les chiffres de l’Unaf1, la production de miel, qui était de 32 000 tonnes en 1995, oscille ces dernières années entre 10 000 (en 2014) et 20 000 tonnes (en 2011).

Les pesticides, et notamment les néonicotinoïdes, concentrent les critiques. À ses confrères agriculteurs, Patrick Peres explique : "Si votre voisin utilisait un "vachicide", vous seriez inquiets. Moi, je suis inquiet parce que mes voisins utilisent de l’insecticide, qui est aussi un "abeillicide" !"

Recoloniser les ruchers vides

50 % de mortalité, c’est un rucher sur deux qui se vide et qu’il faut recoloniser. Parfois, Patrick Peres achète des essaims, mais la plupart du temps, il pratique l’autorenouvellement2. "Il faut avoir une très forte colonie, on enlève la reine et toute possibilité d’en faire une nouvelle pour apporter des larves que l’on a sélectionnées. Cette grande colonie orpheline se met alors à élever des reines, qui devront être fécondées dans les premiers jours de leur vie." Il faudra ensuite compter un an pour que les colonies soient à nouveau productives.

1Union nationale de l’apiculture française

2Patrick Peres a bénéficié d'une aide de 3 417 € de la Région des Pays de la Loire pour la reconstitution de son cheptel apicole.

Pour en savoir plus : www.abeillesentinelle.net

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