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09 / 10
2013

Avant toute installation, les jeunes agriculteurs effectuent un stage collectif pour achever leur formation. Focus sur ce "passage obligé" à la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique, qui montre les tendances sur le secteur, à l’instar de la vente directe.

Dans le cadre du Plan national de professionnalisation personnalisé (PPP), les jeunes agriculteurs de Loire-Atlantique passent forcément par la case Chambre d’agriculture. Le  stage collectif est la voie sine qua non pour l'octroi d'une subvention d'aide à l'installation et l’attribution de prêts spécifiques.

Stagiaires en formation au Brevet professionnel "Responsable d'exploitation agricole", à la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique."Mais c'est également un temps pour créer une dynamique de groupe et faire comprendre aux jeunes agriculteurs la force et l'intérêt des réseaux dans le monde agricole", indique Michel Hivert, directeur Emploi Formation à la Chambre d'Agriculture. Après un cursus scolaire de niveau IV (Bac pro, BPEA ou BTS agricole), les jeunes agriculteurs accèdent à ce stage co-financé par l'Etat, Vivea (OPCA de la filière agricole) et la Région des Pays de la Loire (36 270 €).

"La formation comprend des modules de base obligatoires autour des volets économique, politique et juridique, les formes de sociétés possibles (GAEC, EARL…). Ensuite, ce stage de quelques jours peut être complété par des modules complémentaires en fonction de chaque projet". Question environnementale, réflexion sur les circuits courts, gestion administrative : autant de sujets éclairant les problématiques des futurs agriculteurs.

Évolution du monde agricole et spécificités de la Loire-Atlantique

"Nous observons de façon générale une baisse du nombre d'installations : 100 stagiaires ont été accueillis en 2012 contre 120 en 2011", constate Michel Hivert. "Certaines années, nous avons eu jusqu'à 160 stagiaires. Actuellement, la moitié du public n'a pas d'origine familiale agricole et accède difficilement au foncier, qui constitue toujours un frein. Ces jeunes ont souvent la volonté de monter des projets individuels plutôt qu'en GAEC."

Auparavant, 80 % des nouveaux agriculteurs avaient un lien familial direct avec le milieu. Les femmes, moins nombreuses dans le passé, constituent par ailleurs 30 % des stagiaires aujourd’hui. La présence de Nantes et de Saint-Nazaire favorise enfin l'intérêt pour la vente directe et les circuits courts.

"Les clients étant "sur le pas de porte", en Loire Atlantique nous avons 50 % des stagiaires intéressés par ces filières de ventes alors que le taux régional est de 20 %". Depuis quelques années, 15 à 20 stagiaires par an se dirigent vers l'agriculture biologique. Grâce à l’accompagnement prodigué par la Chambre d’agriculture les réseaux du milieu agricole, 90 à 95 % des projets d’installation sont durables.

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