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18 / 04
2012
> Thématiques : Économie / Tourisme, Emploi

Pour entretenir ses vignes, Xavier Marchais a fait le choix de ne pas acheter de tracteur mais un cheval de trait breton, Rebecco.Depuis un an et demi, Xavier Marchais est vigneron à Faye d'Anjou. Auparavant, il était ingénieur en informatique à Paris. Une reconversion professionnelle aidée par la Région des Pays de la Loire au titre de son soutien à l'agriculture biologique.


Xavier Marchais a tout juste trente ans et il en est déjà au stade de la reconversion professionnelle. Après avoir travaillé pendant sept ans dans l'informatique à Paris, il a choisi de devenir vigneron. Il a acheté cinq hectares de vignes à Faye d'Anjou dans la vallée du Layon, pour lesquels il espère obtenir bientôt le label agriculture biologique. "J'ai choisi l'Anjou car ce département compte de nombreux viticulteurs installés en agriculture biologique, indique-t-il. On sent une véritable dynamique ici dans ce domaine."
Pendant sa formation pour obtenir le brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole, il a suivi un stage chez Olivier Cousin, viticulteur à Martigné-Briand, qui entretient ses vignes avec des chevaux. "Cette expérience m'a confirmé dans mon souhait de travailler à l'ancienne, sans utiliser ni pesticide, ni produit de synthèse, afin de produire des vins de qualité et sains, et pour préserver les sols", confie Xavier Marchais. Comme Olivier Cousin, il a choisi de ne pas avoir de tracteur mais un cheval de trait breton, Rebecco, avec lequel il arpente ses vignes.

 

Se faire la main

 

Sa première cuvée est en train de se faire. Il prépare de l'Anjou rouge, de l'Anjou blanc et du Coteaux du Layon village. Pour la première année, il a choisi de vinifier la moitié du raisin vendangé, et de vendre l'autre. Une façon à la fois de se faire la main et de bénéficier d'une rentrée d'argent immédiate.
"Lorsqu'on s'installe, la difficulté est que l'on n'a pas de revenu pendant près de deux ans, souligne-t-il. Malgré tout, il faut s'équiper en matériel et payer les vendangeurs. C'est pourquoi les aides publiques accordées aux jeunes agriculteurs sont les bienvenues." Il a reçu une subvention de 6 000 € de la Région des Pays de la Loire, au titre du soutien de cette collectivité à l'agriculture biologique.
"En devenant vigneron, je vais certes perdre deux tiers de mon salaire, mais je gagne tellement en qualité de vie, constate déjà ce jeune papa de deux fillettes. Les enfants ont de l'espace. Nous avons noué facilement des relations avec les habitants du village. C'est beaucoup moins stressant qu'à Paris. Il ne faut pas hésiter à faire ce qu'on a envie de faire. Les seules limites sont celles que l'on se fixe. Il existe en France de nombreuses possibilités pour financer les projets comme le mien. Il faut en profiter."

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