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2014
Ils ont une vingtaine d'années et ont fait le pari de créer leur ferme bio à Longué-Jumelles. Un vrai parcours du combattant pour Corentin Perrot et sa compagne Julie, tous deux diplômés de l'école d'agriculture.

Corentin Perrot, de l'agriculture intensive au maraîchage biologique. Crédit : D.R.Lorsque Corentin Perrot sort de l'école supérieure d'agriculture (Esea) d'Angers, diplôme d'ingénieur en poche, il fait ses armes dans l'agriculture intensive. "Cela a été une révélation : en tant que technicien commercial pour une PME spécialisée dans le traitement des effluents, j'ai compris que ce n'était pas tenable dans le temps", témoigne Corentin.

Alors avec sa compagne Julie, plutôt que de choisir une autre entreprise, ils optent pour un autre projet de vie. En Bretagne, Julie quitte le service environnement de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et Corentin remet sa démission. Tous deux plient bagage vers Longué-Jumelles, avec l'envie de rénover une vieille ferme et de vivre de l'activité maraîchère, en biologique.

"N'étant pas fils d'agriculteurs, on s'est orienté vers le maraîchage qui ne nécessite pas beaucoup de capital, ni de foncier. Pour autant, même avec un apport, l'installation hors cadre familial a été un énorme écueil pour trouver du terrain et un banquier qui nous fasse confiance". Le projet finit par se concrétiser à l'automne 2012, dans l'ancienne ferme d'un maraîcher bio parti en retraite depuis 20 ans. Il faut rénover la maison, monter le dossier d'installation, préparer le terrain.…

"Nous démarrons sans clientèle existante, ce qui fait aussi le défi et la fragilité du projet. D'autant plus que dans ce secteur, chaque commune à la ronde dispose de son maraîcher, et mon premier concurrent est aussi mon voisin !" Mais l'activité prend racine. En avril 2014, Corentin et Julie vendent leurs premiers légumes de la ferme Le Pas-sage obligé ! Et il le devient.

"Moins de six mois après le lancement, on dépasse l'objectif fixé. Notre production est vendue à 20 % sur la ferme, à 40 % en vente directe chez des particuliers ou des restaurateurs, à 25 % par le site internet de vente La Ruche qui dit oui, et le reste par des partenaires divers : agriculteurs, magasins bio et un peu de restauration collective."

Fruits, légumes mais aussi safran : aujourd'hui une cinquantaine de variétés sont produites sur deux hectares de plein champ et 2 000 m² de serres. La ferme devra encore monter en puissance pour rémunérer le couple.

Chaque année, ils sont nombreux à tenter un projet agricole alternatif en Maine-et-Loire et en région. La Chambre d'agriculture régionale bénéficie d'un fonds annuel de 53 000 € de la Région des Pays de la Loire pour soutenir le développement de la production fermière et l'installation de jeunes fermiers en vente directe.

Pour en savoir plus : http://lepas-sageoblige.fr

Crédit photo : D.R.

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