A- A A+

15 / 01
2015
Pour répondre aux attentes économiques, environnementales et sociales, l'agriculture devra subir de profondes mutations. À Angers, la Chambre régionale d'agriculture s'est penchée sur le sujet avec le projet SDCI : cinq ans d'études présentés à l'occasion d'un colloque, le 27 janvier.

Introduire des protéagineux pour limiter le recours aux intrants : l'une des pistes du projet SDCI.SDCI, pour Systèmes de culture innovants. De 2009 à 2014 à Angers, la Chambre régionale d'agriculture a piloté ce projet avec un l'objectif de réduire l'usage de produits phytosanitaires dans les exploitations et ainsi préserver l'environnement et la ressource en eau.

"Cette réflexion est apparue en 2008", rappelle Hervé François, en charge de l'agronomie et des grandes cultures à la Chambre régionale d'agriculture. "Elle s'est inscrite dans un contexte propice, à la fois sur le plan des directives européennes visant moins de produits phytosanitaires, mais aussi sur le plan national avec la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement mais également des attentes plus fortes en termes de volume et de qualité des produits alimentaires."

Pendant cinq ans, la Chambre régionale d'agriculture a expérimenté des systèmes de culture innovants dans une exploitation mayennaise de type polyculture élevage, à Saint-Fort. "Notre objectif était de trouver une nouvelle approche, qui ne soit ni curative ou "court-termiste", mais au contraire qui anticipe les problèmes pour s'en protéger, en passant notamment par la rotation des cultures". D'un coût de 800 000 €, le projet SDCI reçoit notamment le soutien de la Région des Pays de la Loire (300 000 €) et de France Agrimer (13 000 €).

"Globalement, les résultats du projet sont très encourageants : nous avons réussi à réduire de 50 % l'usage des produits phytosanitaires, en concédant seulement une perte de 2 % du rendement. Cependant avec ce système, le temps de travail s'est accru de 16 % : les pratiques moins polluantes se basent sur des techniques mécaniques qui sont aussi plus chronophages."

Dans la foulée, donc, un nouveau projet. La Chambre régionale d'agriculture l'a baptisé SCAM : Système de culture agroécologique multi-performant. Son coût est de 1,9 M€, pour lequel la Chambre régionale d'agriculture a sollicité un soutien régional à hauteur de 40 %. "Il s'agira, à l'horizon 2022, de trouver des solutions écologiques concrètes pour favoriser le développement durable de l'agriculture : grâce aux auxiliaires pour lutter contre les bioagresseurs (type syrphe) ; grâce aux vers de terre pour dynamiser le sol ; grâce à l'introduction de protéagineux pour diminuer les intrants… Ce projet concernera davantage de cultures car nous sommes convaincus que les solutions passent par la diversification."

Le 27 janvier aux Ponts-de-Cé, un colloque organisé par les Chambres d'agriculture des Pays de la Loire* présentera ces avancées à un public de 250 participants : agriculteurs, chercheurs, conseillers, enseignants, étudiants…"Cette rencontre sera l'occasion de présenter ces projets fondés sur l'agroécologie et de démystifier ce concept. Elle représente aujourd'hui une vraie opportunité d'avenir pour les agriculteurs, à la condition qu'ils en soient acteurs."

* En partenariat avec l'Institut national du végétal Arvalis et le Centre technique de recherche et de développement des productions oléagineuses (Cetiom).

Pour en savoir plus : www.paysdelaloire.chambagri.fr // www.paysdelaloire.chambagri.fr/menu/vegetal/evenements-regionaux/coloqagroeco.html

Infos par départements

Infos par départements Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée

Recherche

Recherche d'articles

Tout cocher

Par départements :

Tout cocher

Par thématiques :

Mon compte / alerte mail

Qui sommes-nous ?

Créé en janvier 2012, Le Fil des Territoires est un service de diffusion d'informations sur l’action publique des Pays de la Loire.

> Lire la suite...

Vidéos

Haut de page

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. Pour en savoir plus sur les cookies et savoir comment demander leur suppression, consultez nos mentions légales.

  Pour accepter, cliquez sur OK
EU Cookie Directive Law Information