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08 / 10
2013

À Angers, une équipe de l’Inra travaille sur une nouvelle génération de produits destinés à la protection des cultures. Le projet se distingue par son procédé : il ne s’agit pas de traiter le parasite, comme l’usage phytosanitaire classique, mais d’activer les défenses naturelles de la plante.

Depuis une quinzaine d’années, l’équipe de recherche encadrée par Marie-Noëlle Brisset, chercheur à l’Institut national de recherche agronomique (Inra) travaille sur une nouvelle technique de protection des cultures à Angers. Objectif : réduire l’usage des pesticides dans les cultures fruitières.

À Angers, le travail de l’Inra consiste à activer les défenses naturelles du pommier pour lutter contre le feu bactérien ou la tavelure."Les plantes résistent à la majorité des agresseurs naturels : elles perçoivent leurs attaques et y répondent en déclenchant des mécanismes de défense variés", indique Marie-Noëlle Brisset. "Pour la pomme, sur laquelle nous travaillons précisément, les cas de maladies comme la tavelure ou le feu bactérien, résultent d’une perception défaillante. D’où l’idée d’utiliser des Substances stimulatrices de Défense des Plantes (ou SDP) pour pallier cette défaillance."

Un outil pionnier pour identifier les réactions de défense du pommier

Afin de tester ces substances, l’équipe a mis au point un outil jusqu’ici inexistant en France. "En 2011, notre équipe a élaboré une méthodologie pour analyser le niveau d’activation des gènes de défense chez le pommier, au moyen d’un outil moléculaire appelé qPFD : Puce à Faible Densité quantitative".

Conduit par quatre chercheurs, le projet reçoit le soutien de la Région des Pays de la Loire à hauteur de 45 000 €, pour un montant total de 90 000 €. "Les premiers résultats montrent que l’outil est utile pour éliminer, dès le stade laboratoire, des produits inactifs ou peu actifs sur pommier, et de ne conserver que des produits "à potentiel" pour les expérimentations en verger."

Ces dernières restent en effet délicates et coûteuses à mettre en place, et donnent des résultats souvent décevants. "Nous cherchons à en comprendre les raisons : température, climat, stress divers, peuvent avoir un effet sur la réactivité des pommiers, l’objectif visé étant, bien-sûr, d’améliorer leur efficacité au verger."

La transposition de l’outil est d’ores et déjà en cours sur la vigne, la tomate et la pomme de terre à l’Inra d’Angers, en connexion avec d’autres équipes françaises de recherche, toutes membres du réseau scientifique Indres (Induction de Résistance) créé en 2010 par l’Inra. Et depuis le 1er janvier 2013, le savoir-faire "pommier" et la licence d’exploitation du brevet de l’outil qPFD ont été transférés au Pôle de compétitivité régional Végépolys pour lancer sa mise en œuvre, au sein du service "Solutions innovantes en protection des cultures".

Pour en savoir plus : www.vegepolys.eu

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