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2014
Alimentation et éducation constituent les deux principaux champs d'action de l'association Solibam, à Château-Gontier, qui intervient depuis 2009 dans le village de Sanrgo, au Burkina Faso. Après avoir relancé l'irrigation d'un périmètre agricole de quatre hectares, l'association a misé, avec succès, sur le développement des techniques de compostage. Prochain défi : développer l'élevage.

En septembre, Michel Destrès et les habitants de Sanrgo ont testé les systèmes d'irrigation remis en état."Dans la région extrêmement aride du Sahel, seuls 20 % des habitants atteignent l'auto-suffisance alimentaire", entame Michel Destrès, président de l'association Solibam, basée à Château-Gontier. Un défi auquel font face les 2 000 habitants du village de Sanrgo, au Burkina Faso, avec des conséquences sur le taux de scolarisation. "Par manque de nourriture, la cantine scolaire ne peut ouvrir que quatre mois dans l'année. Sa fermeture entraîne immédiatement une hausse de l'absentéisme."

Depuis 2009, les adhérents de Solibam ont entrepris d'améliorer les techniques agricoles locales. Après avoir remis en état des systèmes d'irrigation, l'association avait notamment financé en 2013 l'aménagement de 31 fosses de compostage avant de former les habitants à leur utilisation par le biais d'une association amie*. Ces initiatives ont été soutenues par la Région des Pays de la Loire à hauteur de 8 000 € l'an passé.

"À trois adhérents, nous nous sommes rendus sur place en août dernier pour constater les effets de ces techniques améliorées sur les cultures. Les résultats sont assez hétérogènes et la très faible alphabétisation empêche les habitants de consigner des résultats précis. Mais les rendements ont visiblement été multipliés par trois ou quatre. On a même vu des pieds de sorgho (ndlr : une plante herbacée, base de l'alimentation dans la région) atteindre quatre mètres de haut."

Une pompe solaire pour l'école

Autre constat dressé par Solibam : malgré les nouvelles fosses, les habitants manquent encore de compost. Mais de meilleurs résultats ont été observés dans les zones où les cultures côtoient l'élevage, grâce à l'utilisation de fumier. Une piste à creuser afin de poursuivre l'amélioration des rendements : l'auto-suffisance n'est pas encore à l'ordre du jour et les revenus liés aux produits maraîchers demeurent insuffisants. "Les habitants nous ont donc demandé d'acheter deux bœufs par exploitation. C'est notre projet actuel, nous sommes en recherche de financement."

L'association ne manque pas non plus d'idées pour 2015, avec au programme l'aménagement d'une pompe solaire pour alimenter l'école et son jardin pédagogique en eau courante. "Nous prévoyons également la construction d'un bisongo, une structure d'accueil qui préparera à l'école une centaine d'enfants de trois à six ans". Avec, en prime, la création de trois emplois dans l'encadrement.

"Les petits sont habituellement gardés par leurs grandes sœurs, des adolescentes de 14 ans qui, par conséquent, ne peuvent pas toujours se rendre à l'école", explique Michel Destrès. Les défis sont encore nombreux mais pas à pas, le développement du village de Sanrgo se poursuit.

*Association interzone pour le développement en milieu rural, structure affiliée au mouvement Terre et Humanisme de l'agriculteur et écrivain Pierre Rabhi.

Pour en savoir plus : www.solibam.fr

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