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08 / 05
2012
> Thématiques : Environnement

Objectif du plan de gestion : soutenir le débit de la rivière Mayenne, dont 55% des habitants du département dépendent pour leur approvisionnement en eau potable.Propriétaire du lac de Haute-Mayenne, le Conseil général a entamé un plan de gestion de cet espace naturel en 2009. Les conclusions des études menées et les bénéfices de ces opérations n'étant observables qu'à long terme, l'effort est toujours d'actualité.

 

La naissance du lac de Haute-Mayenne résulte de la construction, entre 1975 et 1978, du barrage de Saint-Fraimbault-de-Prières, commune située à 7 km de Mayenne.  Son but : soutenir le débit de la rivière Mayenne, dont 55% des habitants du département dépendent pour leur approvisionnement en eau potable. En 2005, une vidange totale du lac de 123 hectares a été entreprise. Puis une seconde, en 2009, mais cette fois partielle, pour abaisser le niveau d'eau de 2,50 m et ainsi découvrir des zones humides jusque-là envasées. Cette opération a constitué le point de départ d'un véritable plan de gestion, co-financé par le Conseil général de Mayenne et la Région des Pays de la Loire (26 104 €).

 

S'appuyer sur les associations locales

 

Au-delà de cette vidange partielle, le plan se traduit plus généralement par une gestion différenciée des niveaux d'eau. Le but est là encore de favoriser le développement de végétation sur les "frayères potentielles". Ces zones prisées des poissons pour leur reproduction font d'ailleurs l'objet d'un plan pluriannuel de restauration.
Sur le terrain, sont menées des opérations de fauche et de creusement de petits fossés. Des végétaux sont également récupérés dans des zones très fournies et réimplantés dans des zones dégarnies. Ces actions sont définies en partenariat avec l'association mayennaise Id Environnement. « Il est important de s'appuyer sur ces associations locales, proches du terrain », commente Fabienne Guiguen, ingénieure chargée du suivi du lac à la direction de l'environnement du Conseil général de Mayenne.

 

Un suivi régulier de l'eau, de la sédimentation et de la faune est également organisé. Là encore, les spécialistes locaux sont mis à contribution. La base de voile départementale de La Haie-Traversaine, qui s’est implantée en rive droite du lac en 1980, réalise ainsi quinze fois par an des prélèvements, dont les échantillons sont analysés au laboratoire départemental d’analyses (LDA53) et par un cabinet spécialisé dans la détermination des algues (Cabinet Bi Eau à Angers).
Du côté de la faune, la fédération de la pêche garde un œil attentif sur la reproduction des poissons. « Tout cela nous permet de définir un point zéro à partir duquel nous pouvons évaluer l'impact de nos actions. Les évolutions sont très lentes mais à terme, nous espérons rétablir un équilibre entre les différents types de poissons, en favorisant le brochet, et améliorer progressivement la qualité de l'eau », conclut Fabienne Guiguen.

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