A- A A+

27 / 01
2012
> Thématiques : Culture / Sport

La Porte du Soleil, au Musée Robert Tatin à Cossé-le-Vivien. Photo : Musée Robert TatinUn bâtiment pour consulter les archives de l’artiste fraîchement restauré, une extension des jardins en cours… Le Musée Robert Tatin, qui s'apprête à fêter le 50e anniversaire de l'installation de l'artiste à Cossé-le-Vivien, ne cesse de s'embellit. Après une courte pause hivernale, il rouvre ses portes au public en février.

 

Le Musée Robert Tatin à Cossé-le-Vivien, c’est chaque année autour de 25 000 visiteurs. Un public multiple que « l'on essaie d’accompagner pour que chacun comprenne l’œuvre de Robert Tatin », explique Bruno Godivier, le directeur du site. Car, l'artiste, né à Laval en 1902, à la fois peintre, sculpteur et céramiste, est complexe. Son métier premier, peintre en bâtiment, ne doit pas faire oublier que l'homme s’est construit une formation artistique académique (Ecole des Beaux Arts de Paris, Ecole des Arts Appliqués…), tout en devenant chef d’une petite entreprise du bâtiment.

 

« Il embrasse réellement la vie d’artiste après guerre à Paris », raconte Bruno Godivier. En 1950, il s'envole pour l'Amérique du Sud, et le Brésil en particulier où ses talents de céramiste sont reconnus. Puis, retour en France, sur la Côte d’Azur où il expose dans une galerie qui accueille à la même époque Picasso. « A l'âge de 60 ans en 1962, il revient en Mayenne, à La Frénouse, petit hameau près de  Cossé où réside son frère. » C'est là qu'il se lance, avec sa femme Lise, dans la construction de sa "Maison des champs", qui accueille aujourd'hui le musée.
« Ce musée, c’est une œuvre en elle-même, très  structurée », insiste Bruno Godivier. « On n’est pas du tout dans une démarche spontanée comme celle du Facteur cheval qui, ramassant des galets lors d’une promenade les  intégrait à son œuvre. Tatin, lui, a dessiné des plans, des esquisses, les a annotés abondamment », tout en bâtissant une œuvre monumentale, inachevée à sa mort en 1982.

 

Des archives pour mieux appréhender l’artiste

 

A l’automne dernier, le musée a inauguré les bâtiments rénovés d’une ancienne ferme contiguë du musée, qui abrite désormais les « archives » de l'artiste. Des correspondances qu'a entretenues Robert Tatin, des documents se rapportant à ses voyages, des plans et notes de travail… Tout ce fonds est désormais accessible aux chercheurs « de manière rationnelle »se félicite Bruno Godivier. « Il permet de mieux appréhender une démarche artistique aux références parfois complexes ». Et répond à une demande insistante de la communauté des chercheurs et plus largement du public.

Aujourd'hui, le directeur du musée poursuit une autre ambition. « A partir des croquis de Tatin, avec mon équipe, nous donnons forme en ce moment aux jardins qu’il avait dessinés. » La Région Pays de la Loire soutient la réalisation et l’entretien de ces jardins. Tout comme elle a participé à la restauration du bâtiment des archives pour 100 000 €.

 

Pour en savoir plus : www.musee-robert-tatin.fr

Infos par départements

Infos par départements Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée

Recherche

Recherche d'articles

Tout cocher

Par départements :

Tout cocher

Par thématiques :

Mon compte / alerte mail

Qui sommes-nous ?

Créé en janvier 2012, Le Fil des Territoires est un service de diffusion d'informations sur l’action publique des Pays de la Loire.

> Lire la suite...

Vidéos

Haut de page

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. Pour en savoir plus sur les cookies et savoir comment demander leur suppression, consultez nos mentions légales.

  Pour accepter, cliquez sur OK
EU Cookie Directive Law Information