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02 / 05
2013

Avec le printemps, les abeilles reviennent… grâce à un cycle loin d’être autonome. Affichant un taux de mortalité croissant d’année en année, l’abeille doit sa survie aux apiculteurs, amenés à soutenir activement leur reproduction. Focus sur le GAEC Mélibocage aux Herbiers, qui reconstitue régulièrement son cheptel.

 

Une activité de pollinisation dirigée auprès d’un champ de tournesol."Il y a 25 ans, on observait un taux de perte oscillant entre 5 à 10 % de nos colonies. Aujourd’hui, le taux de mortalité est en moyenne de 25 %, grimpant même jusqu’à 50 % chez certains apiculteurs". Pour Michel Texier, apiculteur de père en fils aux Herbiers, il est essentiel de maintenir une quantité de ruches suffisante pour assurer la pérennisation des espèces locales, garantir la pollinisation des fleurs… et donc entretenir un maillage naturel d’utilité publique.

Chaque année, le GAEC Mélibocage reçoit une aide de la Région des Pays de la Loire - plafonnée à 4 200 € - au titre de la reconstitution du cheptel agricole. "Nous n’avons jamais eu de coûts aussi importants pour renouveler notre cheptel. Cette subvention nous permet d’acheter des essaims ou d’en créer, à partir de souches locales comme l’espèce Melifera Melifera. Nous élevons des reines pour donner naissance à de nouvelles colonies, qui assurent le renouvellement de nos ruches et de celles d’apiculteurs locaux."

Le GAEC reçoit également des fonds européens pour favoriser la répartition des ruches sur le territoire, notamment en zone fragile, ainsi qu’une aide du GIE(1) Elevage Apicole pour lutter contre la varroase, qui parasite les colonies.

1400 colonies d’abeilles chaque année

Sélectionner les souches, élever, vendre un essaim… Le métier s’est transformé peu à peu, forçant l’apiculteur à s’adapter, à anticiper. Et à nouer des relations en symbiose avec la production agricole. "Depuis des années, nous aidons les coopératives à optimiser leurs cultures. Depuis le haut bocage vendéen jusqu’au nord des Charentes, notre GAEC positionne des ruches auprès d’une petite quinzaine de coopératives de producteurs : colza semence, tournesol, melon… Même en cas de météo difficile, cette stratégie permet de sécuriser leur production."

Ce printemps, ce sont ainsi 1400 colonies d’abeilles qui partiront "en transhumance". Une activité de pollinisation dirigée qui permet au GAEC de produire dix à trente tonnes de miel à l’année, commercialisé dans toute la France.

 

(1) Groupement d’intérêt économique.

 

Pour en savoir plus : apistory.fr

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