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14 / 02
2012
> Thématiques : Économie / Tourisme

la marjorieAu-delà des conditions de travail éprouvantes, la pêche est confrontée depuis plusieurs années à des difficultés économiques et à la raréfaction des ressources. Certains jeunes tentent néanmoins encore l'aventure. C'est le cas de Jérôme Barbeau,  30 ans, marin-pêcheur à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, qui ne changerait de métier pour rien au monde. Portrait.


« Très vite dans ma vie, j’ai su que je voulais devenir marin pêcheur. Mon enfance, je l’ai passée à 200 mètres du port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, à côtoyer des marins », raconte Jérôme Barbeau, 30 ans. A l’âge de 14 ans, il entre au lycée maritime des Sables-d’Olonne. Trois ans plus tard, CAP de matelot en poche, il commence sa carrière : « J’ai travaillé avec plusieurs patrons sur différents bateaux, retrace-t-il. En 1999, j’ai commencé à collaborer avec mon beau-père. Il possédait trois bateaux et ensemble, nous avons pêché au chalut pendant plus de dix ans. » Lorsque ce dernier part en retraite, en 2010, Jérôme Barbeau n’imagine pas un instant arrêter son activité : « La pêche subit la crise pétrolière de plein fouet. Mais malgré tout, je ne pouvais pas changer de métier. C’est un milieu qui me plaît trop. »

 

Des conditions de travail difficiles

 

Il décide alors de suivre des formations pour s’installer à son compte : « J’ai obtenu mon le Certificat de capacité à la pêche me permettant de commander un navire ainsi qu’un brevet de motoriste. Sans cela, je n’aurais jamais pu acheter "La Marjorie", un bateau de petite pêche presque neuf appartenant à mon beau-père. » Il embauche deux matelots, et se lance.  « L’hiver, nous partons vers 5 h du matin pour pêcher des crevettes et revenons vers 14 h 30. Ensuite, nous redistribuons tout aux crieurs qui font leurs ventes sur le port. L’été, les journées sont beaucoup plus longues. Nous pêchons du bar et du merlan. Cela exige d’aller beaucoup plus loin des côtes. Nous partons donc vers 3 h et ne sommes de retour parfois que vers 17 h. Ces conditions n’encouragent pas beaucoup de jeunes à devenir marin. »

Pour s'installer et acquérir son navire, Jérôme Barbeau a bénéficié d'une aide de la Région des Pays de la Loire à hauteur de 19 500 €, soit 7,5 % de son prix d’achat, ainsi qu’une contribution équivalente du Fonds Européen pour la Pêche (FEP). « Dans mon cercle d’amis, nous sommes quatre à avoir bénéficié de cette aide. Avec les difficultés que nous rencontrons actuellement, elle nous permet de maintenir le cap. C’est une véritable aubaine pour tous les jeunes pêcheurs qui souhaitent s’installer. »

 

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